Bienvenu, ex-conseillère municipale remontée comme un cou-cou contre les pratiques antidémocratiques des gentils élus de nos campagnes, quelques pages destinées à faire connaitre un peu du Sud-Aveyron , à faire entendre un ^peu autre chose que le blabla convenu et inconvenant des élus.... la plupart du temps.
tant est qu'ils ne reculent que devant peu de chose pour mener à bon port tel ou tel projet dont l’intérêt semble bien douteux pourtant.


Enfin, critique également des production d'énergie, sous couvert d'écologie mais essentiellement liées au profit , telles que les parcs éoliens et photovoltaïques qui ne répondent à aucune demande locale, les productions industrielles , porcheries et bergeries démesurées .

La main mise progressive des multinationales sur les ressources locales fait partie de stratégies dangereuses pour ceux qui vivent ici.
Très peu de transports en commun et trop chers, bétonnage croissant des terres , expropriation d'agriculteurs, construction de parcs photovoltaïques sur plusieurs hectares
, centralisation de la production d'électricité à partir de l'éolien sur le Sud-Aveyron, doublement des lignes THT et construction nouvelles de transformateurs sur plusieurs hectares. Vider la campagne de ses habitants en les acculant à habiter en ville faute de moyens!
La campagne une fois vide de ses habitants , réduite à un réceptacle de ressources à exploiter et à extraire, dessus et dessous: Gaz de schiste, éolien, photovoltaïque, l'eau, stockage des déchets , exploitation outre mesure du bois des forêts, de grandes fermes industrielles pour des élevages hors-sol, des terres louées ou vendues à des multinationales...

Comme la gestion de l'eau qui doit rester locale, comme les hôpitaux qui doivent rester locaux, ainsi en est-il de la production des aliments, de la production d'énergie, des transports scolaires , tout cela doit être au bénéfice de ceux qui habitent et travaillent ici, pour la préservation de la qualité de vie et du territoire.

les petits pas sont verts et rouges en sud-aveyron

les petits pas sont verts et rouges en sud-aveyron

mercredi 27 mai 2015

Le collectif citoyen de la Surréaliste maintient sa motion anti-TAFTA et la présentera aux votes des conseillers municipaux lors de la sénace du conseil municipal du 2juin

Soyons clair, le  collectif de la surréaliste est contre le TAFTA, point !

La motion fusionnée en dix minutes par le PS et le PCF n'est absolument pas satisfaisante du point de vue des termes à voter:
ILS DEMANDENT enfin au Président de la République et au Président de la Commission Européenne :

A permettre aux parlements nationaux d’avoir accès aux documents de négociation qui soient
identiques à ceux présentés au Parlement Européen,

A associer étroitement les deux chambres du Parlement Français aux travaux du conseil sur ces 
négociations, 
 

 La diffusion publique immédiate de l’ensemble des textes relatifs aux négociations du TTIP pour en 
finir avec ce déni de démocratie,

 L’ouverture d’un débat national sur l’ensemble des accords de libre-échange, impliquant la pleine

 participation des citoyens, des organisations syndicales et associatives, des organisations 

socioprofessionnelles et des collectivités territoriales,


L’arrêt des négociations sur le TTIP tant que la représentation nationale n’aura pas approuvé ces 
négociations.

En tout état de cause ILS DÉCIDENT que la ville se déclare « collectivité territoriale hors TAFTA » tant que les conditions susdites ne seront pas réunies.


Rien n'est dit sur le système économique libéral et il décidé de s'en remettre aux députés quant à l'approbation de ce traité.


Ce qu'il est demandé de voter dans  la motion  du collectif citoyen:
"Après avoir constaté que le projet de Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (PTCI) actuellement en négociation s’imposera aux communes et autres collectivités territoriales ;
Après avoir souligné que les objectifs du Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (PTCI) menacent gravement les choix de société et les modes de vie qui font le vouloir vivre en commun du peuple de France ;
Le conseil municipal estime donc que les négociations en cours sont inacceptables ;
 
En conséquence, le conseil municipal de Saint-Affrique :

- déclare la commune de Saint-Affrique « hors-TAFTA »,
 ‐ demande le retrait de la France des négociations en cours,
 - demande l’arrêt des négociations sur le Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement "

Comme l'expliquait , dans un courrier de présentation au maire, le collectif  : 

" Les citoyens de quelque côté de l’Atlantique qu’ils résident, n’ont pas besoin d’un accord de libre-échange en plus. Ce sont d’autres modèles économiques - coopératifs et solidaires, protecteurs des plus faibles, ancrés dans les territoires, valorisant les savoir-faire locaux et visant la qualité de vie et la création d'emplois décents etc.- dont nous avons besoin si nous voulons nous donner la chance de garder un environnement durablement vivable et de construire la justice sociale. "

mardi 19 mai 2015

Petite manif pour la préservation des terres agricoles de proximité du Mialaguet à la sortie de Vabres à 3km de st Affrique

Petit-compte rendu de la manif de midi à vabres:

Arrivée à 11H30, en avance; en attendant les autres, je suis allée  sur la place où arrivaient les coureurs(c'était la fin de la course et il y avait peu de monde en fait). aussitot l'organisatrice  s'est présentée à moi, très remontée et aussitot elle  a attaqué dans le vif du sujet(qui la fachait fort ):" je m'appelle X, je suis communiste et syndicaliste, j'en ai fais des manifestations, mais jamais je ne me serais permis de venir dans une manifestation sportive" . Comprenant qu'elle pensait que nous voulions perturber la remise des prix, je  la rassurais en lui disant que nous voulions juste informer , que nous allions nous mettre un peu plus loin dans la rue, qu'il ne s'agissait pas d'une manifestation bruyante et énervée. mais que nous voulions profiter de l'audience de la course  qui de plus était en lien avec le maraîchage(Course bien nommée  Ronde Maraîchère) pour informer les habitants de Vabres. Nous avions cru y trouver des coureurs et des habitants surement attachés au maraichage...

Elle a continué en me disant qu'elle avait appellé  les gendarmes!  et encore ceci: "j'ai téléphoné hier au(x) journaliste(s), je leur ai dit qu'ils ne vous prennent pas en photo, qu'ils ne prennent pas votre banderolle en photo!" Ce à quoi j'ai répondu:"et la liberté de la presse?" C'est là qu'on se rend compte  que les fameux Charlie se comptent aujourd'hui sur les doigts de la main!
A ce moment là, j'ai aperçu la voiture bleue et ses gendarmes qui descendaient la rue.


J'ai rappelé le pourquoi de notre intervention et le manque de communication d'infos sur le projet de ZAC  sur des terres agricoles et maraichères. je lui ai dit qu'il me semblait bien que les communistes étaient dans le front de gauche et donc pour la préservation des terres agricoles péri-urbaines, les circuits courts, la production alimentaire de proximité..."je ne suis pas là pour faire de la politique" . Boum! Cela m'a laissé songeuse par rapport à ce que certains entendent par politique: Seulement au moment des élections et on laisse faire le reste du temps?


Et après, ils (PG, PCF, PS etc ) se perdront en hypothèses sur le pourquoi de  l'abstention grandissante

Nous avons finalement déplié la banderolle à l'entrée de Vabres, entre temps deux voitures de gendarmes se sont garées tout proche.
Nous étions 7, nous avons échangé avec (en tout) 5 personnes, les 5 nous ont dit étre contre ce projet de bétonnage. Certains ont demandé à signer la pétition qui n'existe pas encore mais nous retenons l'idée.. Environ 8 gendarmes (un pour chacun et un autre pour ..mystère et boule de gomme)étaient  face à nous pendant toute l'heure ou nous avons tenu la banderolle: Si  les gendarmes ont tant de temps à perdre  pour 8 gentils petits habitants soucieux de la planète et de leur environnement, c'est qu'éffectivement  "en aveyron, il y fait bon vivre" (comme l'avait dit la sous-préfète il y a un an!). On peut même se poser la question de la pertinence de ce projet de caméras de vidéosurveillance  tout azimut sur st Affrique.

Tout de même, que cette communiste/syndicaliste, appelle  les gendarmes  et téléphone à la presse pour tenter de contrer une manifestation pacifique et calme, ça m'a fait tout drôle, surtout pour une personne qui s'était présentée aux élections  (remplaçante)sur le canton "Causse-Rougié"et avait signé l'appel "Aveyron majorité Citoyenne" (autrement dit Front de Gauche ) pendant la campagne  électorale des départementales ,
Ceux qui signaient cet appel , s'engageaient pour : "Les cantines scolaires seront approvisionnées en priorité par les circuits courts de l’agriculture biologiques" et pour " le soutien à l’agriculture paysanne".

Ce matin, la volonté  a bien  été  de mettre des batons dans les roues d'une tentative ( bien modeste) d'alerter et de communiquer sur ce projet de bétonnage de terres maraichères de proximité du Mialaguet.

Diantre, cette candidate aurait-elle menti pendant la campagne? 

dimanche 8 mars 2015

« Questions pour des champions » fait une halte en Aveyron


Première question (un peu ardue) : Je suis une conseillère générale du Parti Socialiste, sortante en 2015. Ne voulant pas assumer les conséquences de la politique du gouvernement Hollande/Valls, j'essaie de me cacher dans une liste « Aveyron Majorité Citoyenne* ». Je vais tenter un 2ème mandat. Je raconte que je risque l'excommunion du PS (diantre!).
Qui suis-je ?

Deuxième question (pas fastoche non plus) : Je suis un conseiller général du Parti socialiste, je suis sortant en 2015. Comme la copine ci-dessus, je ne veux pas assumer les conséquences de la politique du gouvernement Hollande/Valls et j'essaie de me cacher dans une liste « Aveyron Majorité Citoyenne *» afin de tenter un 3ème mandat. Dernièrement j'ai fait entendre un léger hoquet contre le Grand Marché Transatlantique.
Qui suis-je ?


 Avant de donner la réponse, voici un petit interlude publicitaire :
NOUVEAU!! Vient de sortir : Aveyron Majorité Citoyenne* !! Pas encore vu à la télé !

 Et enfin voici la réponse à « Questions pour des champions » : Nous sommes des élus PS de Millau et Séverac qui tentons de nous raccrocher à la branche du Front de Gauche.

* Quant au label Aveyron Majorité Citoyenne , quelques explications pour ceux qui auraient eu du mal à suivre les péripéties.
La marque « Aveyron Majorité Citoyenne » vient de sortir pendant l'hiver 2015 (oui, juste avant les élections) afin de remplacer subrepticement le label Front de Gauche, qui avait grand besoin d’être repétassé .

Ce dernier était un peu mal en point: en effet lors des dernières élections municipales,  des élus sortants du Parti Communiste et du Parti de Gauche avaient lâché le  Front de Gauche... pour galoper chacun de leur côté vers des listes du Parti Socialiste.

Et ainsi, loin de l'horizon des Jours Heureux , voguent des galères avec pour boussole le sauvetage des élus …Il est bien temps ensuite de pleurer sur l'abstention.



 


lundi 10 novembre 2014

chronique du conseil municipal de st affrique

Compte-rendu de la séance du 3 novembre

mon compte-rendu de la séance de conseil municipal du lundi 3 novembre, nécessaire vu que ceux de la mairie sont pleins de vides ; et sans les textes et les résultats des délibérations

Conseillers municipaux absents : S.David, N.Vinas, M Carl.
Secrétaire de séance : mystère et boule de gomme

Point 1 de l'ordre du jour :approbation des CR des séances du 28 juillet et du 11 septembre
Le maire dit : «  le Cr de juillet est à peu près complet, on y annexe les délibération. Le cr de septembre,blablabla ...écriture mot à mot, il est remis en forme par la secrétaire...Je vous propose que ce CR de septembre , nous le reformulerons et vous le revoterez la prochaine fois » ;

Florence Ravaille, élue collectif citoyen de la Surréa-liste  : « par rapport au Cr de juillet, le point 10 n'est pas abordé ; les résultats sur l'eau ne sont pas inscrits. sur celui de septembre il manque les resultats du point 7 »
Le maire : « on les reprends, on les repassera »
l'élu PCF  : « Nous n'avons pas notre courrier des élus communistes. Il manque aussi les résultats des votes »

Donc les 2 CR seront représentés à la prochaine séance, soit environ près de 4 mois après les séances !

Point 2 : présentation des 2 rapports 2013 sur l'eau et l'assainissement

Véolia : «  2 personnes avaient demandé à avoir les rapports en totalité...Il y a 2 erreurs de chiffres sur l'eau et sur l'assainissement.
Ensuite blablabla, augmentation des abonnés, une certaine stabilité du rendement du réseau, rappel en 2009, il y avait plus de pertes, 58,2% de rendements en 2013 ».
Le maire  dit : « plomb : pas de risque aujourd'hui, le calcaire chemise le plomb, donc pas de lien(sic). Les couts sont exorbitants pour les modifier, on le fait au fur et à mesure. ….Il y a une erreur sur un chiffre, 0,3.blabla incompréhensible. »

Rapport assainissement : le maire, mr Fauconnier dit : «  la station d'épuration vieillit, entretien à faire régulièrement, … raccord de Vabres , qui vient s'adosser à ST Affrique. ...priorité assainissement de valhauzy en 2015.
remarque :( problème de pollution dangereuse et régulière de la rivière par bactéries fécales « E.coli »)
remarque : les rejets de Vabres ne se font à la station d'épuration de ST AFF que depuis 2013. pourquoi ?
Ce serait intéressant de savoir depuis quand véolia est aux manettes et quel rendement en 2014, on est bientôt à la fin de l'année. Tout ceci afin d'avoir une bonne connaissance du dossier, lorsque nous défendrons le projet 2017, de reprise en main publique du service publique de l'eau.

  élu pcf :« l'eau est un bien commun...territorialisation sinon dérive de gestion, si Véolia baisse ses prix et sa marge, ça marche un moment, ensuite ça remonteblaablabla...l'eau est un bien commun, je le répète et je le répéterai et ça sera comm' ça tout l'temps, .

Le maire reprend: « blablabla la gestion »
coupé par élu pcf : « C'est compliqué » le maire : « oui, c'est compliqué » (jolie musique, joli duo)
 «  blabla, ça ne me pose pas problème ( sous entendu que ce soit le publique qui reprenne la main sur l'eau) mais il y a des exigences de qualité, le débat reste ouvert, je reste d'accord pour travailler là-dessus
il dit ces mot : « quand même à la fin, il faut faire le job ! » ( on dirait, au travers de  diverses remarques négatives, qu'il préfère rester avec Véolia,enfin, il manque bigrement d'enthousiasme! mais peut-ètre que les sentiments de rejet de la gestion par la multinationale sont parvenus jusqu'à lui, il sait peut-être que de nombreuses villes dénoncent Véolia comme mauvais gestionnaire et que les habitants trouvent les factures salées)
il continue: « j'ai rencontré le maire de millau, nous avons abordé des problèmes plus importants que cela. ...je suis d'accord que l'eau est un bien commun, est-ce qu'il y a des questions sur l'assainissement ? bla bla sur le spanc, le fermier ( joli mot dévoyé) ne s'occupe pas du spanc, ...notre gros défi , puisque tu dis que l'eau est un bien précieux, les fuites.. »
Florence  Ravaille intervient : «  le rendement:42% de pertes, on parle d'un bien commun, d'une ressource, cette eau là est perdue, néanmoins elle coute à chacun, c'est chacun qui la paye. Il y a quelque chose à faire certainement là, la moyenne des rendements en France est de 72% »
Le maire: « faut faire attention aux moyennes, comparer des réseaux,  » il raconte une anecdote de fuite chez un particulier : «  ...on voit des trucs vertigineux qui se font chez les particuliers »

élu pcf : « elle a raison Florence, ça pose la question des investissements partagés ...
Si on se retirait, blablabla ... la part du profit irait dans le réinvestissement territorial »

Le maire  (c'est le maire depuis 3 mandats, avant il était Conseiller municipal pendant 2 mandats, et pourtant ce maire s'obstine à pointer du doigt la fuite chez le particulier, alors qu'en l’occurrence quand on parle de mauvais rendement, on parle des pertes d'eau  par des fuites sur tout le réseau depuis le départ de la production, on ne parle pas de l'eau comptabilisée par le compteur du particulier) : « le problème des fuites, on voit des consommations..des gens ne s'affolent pas ..chez eux, ils ne se rendent pas compte, regardez ma facture, y disent , je laisse la parole à une représentante de Véolia, … travail fait par Véolia sur les fuites»
Celle-ci avec un collègue présente le travail, blabla, on nous donne un rapport synthèse intitulé «  Campagne de recherche de fuites 2013 »

Florence  Ravaille demande si on peut avoir des chiffres d'autres villes pour comparer, le gars de Véolia noie le poisson : « Quand on parle de comparaison, il faut avoir de quoi comparer, taille du réseau, vétusté, qualité, la problématique rencontrée sur St Affrique, qui a fait chuter le rendement : vieux PE (?)qui deviennent fragiles, renouveler les branchements, petites fuites difficiles à trouver , blablabla »

élu pcf  qui en remet une couche : « la territorialisation permettrait d'avoir plus d'argent, pour refaire les branchements »

Véolia dit : » vieillisement du réseau »
(Eh oui ,les tuyaux vieillissent. A Véolia , vous le saviez pas en prenant la gestion de l'eau ?)
 
Ensuite, le gars Véolia ne fait que lire les textes du powerpoint, enchainant les pages sur un ton monocorde et tristounet.
Il dit : «  notre objectif 2014, c'est le rendement grenelle 2 »
Florence Ravaille demande : » Est-ce juste? : Il y a donc en tout 135km de réseau sur 150km qui ont été inspecté entre 2013 et 2014, néanmoins , il y a toujours 42%  de fuites » oui, lui répond il.
Véolia lit la suite des pages : « le plan d'action curatif » puis « les investissements réalisés par la collectivité » ( entre nous, j'aimerais bien savoir la somme des investissements  réalisés par Véolia afin de comparer )

Le maire demande si c'est au cœur de ville qu'il y a le plus de fuite, Véolia réponds oui , à St Vincent etc.

Point 4 : Présentation étude socio-technique SIAH


« actuellement il n'y a plus de travaux de gestions prévus, à vous de voir ce que vous voulez nous confier comme tâches, sinon en 2018 c'est le préfet du bassin qui tranchera, parle de création de collèges, Le maire dit : «  c'est une découverte »

point5 délib approuvée unanime
point6 idem

point7 : enquête publique du Rials, a eu lieu du 18 aout au 1er septembre, la délib avait  été votée en juillet, aujourd'hui est la suivante : approuvez vous le déclassement des parcelles du Rials ?

Florence Ravaille demande comment cela s'est passé. en gros la réponse : tout s'est très bien passé madame la marquise, "personne n'est venu" lui répond-on
elu pcf : « l'enquète publique, c'est le petit outil démocratique »

( Quant à moi , je dirais plutôt «  c'est l'imperceptible outil démocratique » tellement l'enquète publique est difficile à débusquer, pas de publicité , juste le strict nécessaire rendu obligatoire par la loi, c'est à dire 2 passages dans la presse, soit 2 jours dans un quotidien, si t'es pas abonné tu rates tout, aucune information de faite aux conseillers municipaux quant à la date du démarrage de l'enquète publique, si bien que vous avez toutes les chances de passer à coté, à moins de camper sous le tableau d'affichage de la mairie afin de ne pas rater l'employé de mairie qui viendra surement un jour pour scotcher l’arrêté d’enquête publique en façade.
Délibération approuvée avec un vote contre, celui de Florence

point8 : délibération approuvée quant aux déclassements des chemins de Vaxergues, usine Dufeu et Cambon non déclassé.

Point9 : déclassement terrains publiques bld Capelle à coté du futur SuperU 
Florence Ravaille lui fait dire le pourquoi : une station service!
 délibération approuvée et vote contre de Florence

point10 délégations données au maire ,
là , il y a un truc fort :  à la fin , il passe dans les délégations la modification de délibération qu'il faite alors qu'il n'a aucune délégation pour ça , (voir en avril la liste des délégations)
la preuve c'est qu'il explique qu'il a téléphoné au préfet pour demander s'il pouvait faire la modification(afin de ne pas avoir à faire revoter la délibération) et le préfet lui a donné l'absolution à condition qu'il en informe les conseillers municipaux ; mais son information se résume à une non-information du style « je vous informe que je l'ai modifiée point »
Quand Florence demande quels sont les chiffres modifiés, il botte en touche : «  c'est ceux qu'on a voté l'autre fois », Florence insiste, il dit : «  vous devez les connaître puisque vous avez votée la délibération ».(pour rappel, elle a voté contre l'augmentation des tarifs de l'eau en juillet)
finalement quelqu'un derrière lui, lui passe la délib', alors le maire lit la formule de calcul avec le débit s'accélérant,pendant que nombre de conseillers plient bagages... (ma remarque: c'est la formule qui servira d'indice d'augmentation annuelle, comme ça plus besoin de débat chaque année pour augmenter ou non les tarifs de l'eau, ce sera l'application de l'augmentation systématique puisqu'ils l'ont approuvé par cette délibération.)

Au final, une séance  où personne n'a bronché, et encore moins que d'habitude vu que Mr David UMP, élu de l'opposition  était absent .







 

lundi 3 novembre 2014

Le Testet avant et après qu'ils aient abattu les arbres



Rémi Fraisse est mort dimanche 26 octobre 2014

Rémi Fraisse est mort dimanche
C'était la guerre?
C'était la haine

Rémi Fraisse était vivant samedi
Il aimait les arbres, il aimait la rivière
Déja il aimait le Testet

Rémi Fraisse a vu samedi
Ce qu'ils ont fait à la forêt
Il ne reste que des brisures de bois

Ou sont passées les salamandres?
Hachées menues avec les arbres

Rémi Fraisse a marché samedi
Sur le bois haché
Il a marché jusqu'à l'horizon    de brouillard   
de fumées       de grenades      de gaz      de   guerre

Rémi Fraisse est mort dimanche
Mort d'avoir tant aimé les renoncules,
La rivière du Testet,
Les grands arbres du Testet

Ils l'ont tué



samedi 30 novembre 2013

LES LOCAUX DU PNR OCCUPÉS À MILLAU ce vendredi 29 novembre


CONTRE L’INVASION DES ÉOLIENNES INDUSTRIELLES ET LE PROJET DE MÉGA-TRANSFORMATEUR À SAINT-VICTOR-ET-MELVIEU
Communiqué :
Rien n’illustre si bien le monde dans lequel nous vivons que le projet de transformateur électrique de Saint-Victor-et-Melvieu. Sept hectares sacrifiés pour que l’électricité puisse être exportée sous très haute tension. « Faut que ça circule ! » Les hommes, les marchandises, l’électricité... peu importe où ça va, à qui ça sert ou s’il y en a véritablement besoin : il faut fournir, connecter, brancher, toujours plus vite et en toujours plus grande quantité. A revers du bon sens qui, après tant de crises sanitaires et de black-out, commanderait de relocaliser nos moyens d’existence, « l’idéologie des flux » n’envisage l’avenir que comme une extension infinie de tous les réseaux.
Ce que tente de façonner RTE (Réseau de transport de l’Electricité) - au même titre que tous les grands groupes internationaux - relève d’une nouvelle géographie, réduite à des pôles de production et de consommation interconnectés. Les habitants, comme le relief, ne sont que des obstacles que l’on traverse ou que l’on écrase à coups de milliers d’euros. Manque de chance, parfois l’obstacle se durcit, refuse de vendre ses terres, sa région ou l’avenir de ses enfants. Se dessine alors une géographie nouvelle qui s’oppose à la leur : une géographie de lutte.
Si nous occupons aujourd’hui le Parc Naturel Régional des Grands Causses, c’est pour dissiper publiquement l’ambiguïté de cette instance. Ce PNR, qui ne rate pas une occasion de se présenter comme l’émanation du territoire, n’a parallèlement jamais cessé de prendre position contre celui-ci en se faisant le chantre et la caution de l’immense Zone Industrielle Electrique rêvée par RTE et les promoteurs éoliens pour le sud Aveyron. Développement en masse des aérogénérateurs, des centrales photovoltaïques et de leur dessertes (lignes à Très Haute Tension et transformateurs). Le parc, en bon exécutant, cautionne par le biais de coûteuses plaquettes en couleur le saccage programmé de notre région.
Il était temps que cette vitrine soit rendue à ceux qui habitent réellement le territoire et qui n’ont pas l’intention de subir le diktat des RTE et consorts.
Y’A L’FEU AU PARC !

vendredi 20 septembre 2013

C'est joli, la poésie ?

Un Député, un Conseiller Général et un Évêque
En photo ensemble dans le journal en 2013
En France? en Aveyron?  en 2013!

Un Député, un Conseiller Général et un Évêque
dans l'église, en 2013, en Aveyron?
Dans le journal!

 En photo, dans le journal,C'est la France de 2013?

Un vieux Filou, en général très  très conseiller général,
Et un Député ,
Chez l’Évêque !

Un Député, un vieux Filou sur les genoux
En photo, dans le journal, le grand sourire de l’Évêque

Ils s'abreuvent aux mêmes égouts

Ils s'abreuvent aux mêmes égouts
Ils n'embrassent que vagues glorioles
Ils s'abreuvent à même la vase

Il était une fois dans un caveau à St Affrique...

Dans un caveau à St Affrique, redressé et même très redressé , un costard bitumeux (1) pérorait:" Que les gens n'aient pas peur des gendarmes", ce à quoi, un autre costard (2) répondait:" On ne refuse pas X propositions d'emplois". Mais voilà t'y pas qu'un déguisement (3) qui passait par là, posa lui aussi son étron : "les petits actes de délinquances agacent les élus".

Sur un mur, on pouvait lire: "les clochards héroïques et turbulents erreront...., les maitres de l'idéal et les conquérants du néant, et toutes les sociétés tremblent quand l'aristocratie méprisante des clochards..."(4)

(4) de Renzo Novatore

et les autres? diable, j'ai oublié leurs noms.

lundi 2 septembre 2013

réponse à laurent Réversat de la Conf' et en rapport avec l'éditorial de la conf'


ah oui?vraimentla conf s'adresse au ministre( après qu'il ait fichu le camp) , "abandonnez et patati et patata... la conf s'adresse au ministre via cette news letter! mais s'adresse pas trop lorsqu'ils l'ont en face d'eux, en tout cas pas devant les journalistes.

et ce ministre , en venant sur le larzac aurait fait un geste courageux ! parce que NDDL est dans toutes les tètes ( et y est resté  devant Le Foll)!! mais que risquait il ? mais rien du tout de la part de ceux qui l'ont reçu aux Baumes, car le mot d'ordre était que  NDDL   reste bien au chaud dans toutes ces caboches et que personne ne pipe mot là dessus ou  si peu ( surtout ne pas prendre Le Foll à rebrousse poil comme nous a expliqué Pierre Bruguière (" un résistant du canal historique du Larzac") qui a tenté jusqu'au bout de nous dissuader d'interpeller le ministre, d'écrire au ministre plutot et d'aller voter!!!.  conseils de résistant! nom d'une pipe! .

Enfin chacun sa tactique et sa façon de voir les choses, le minimum , à mon avis est qu'au moins sur le Larzac, on accepte la contestation;

et que certains de ceux qui y vivent aient le droit d'avoir d'autres avis et puissent les exprimer sans pour autant  étre perçus comme des menaces pour le petit royaume et ses résistants historiques. Perçus comme menaçants, traitres aussi?

ok, que quelques-uns le ressentent ainsi, mais que tous suivent comme un seul homme (à pipe?) et fustigent avec un bel ensemble la manif et les manifestants, voire  particpent à intercepter les manifestantes, style  empoignade à bras le corps ou le cou!  eh oui!  là, c'est  du lourd, du très lourd comme on dit.

Et que de là, on arrive sur le Larzac à une scission avec mise à l'écart de certains,   à cause de l'impossibilité d'admettre la contestation,
cela démontre que  les anciens( le canal historique-gnagnagna) ont un réel refus de se remettre en question et d'admettre qu'ils n'ont pas  toujours raison ni la science infuse,
 pourquoi l'auraient-ils d'ailleurs?
 ah oui, j'ai trouvé: parce qu'on leur a donné le larzac autrefois, et que c'est tout grace à eux!  et ils croient que dans ces conditions ils sont des super bètes à  renverser des montagnes, des super résistants, ...ils pensent que leurs avis ne peut étre qu'infaillible,  et que quiconque diffère sur telle ou telle position , n'est par conséquent (au choix): - qu'un gamin ! comme l'a dit pierre Bruguière,  en s'adressant  à un manifestant d'environ 30 ans.
 ou bien n'est  qu'une personne habitante du Larzac, particulièrement mal intentionnée et de sexe féminin -  suivez mon regard...

mais en au cun cas, ce ne peut-étre des personnes adultes, de tout age de  18 à 72 ans environ, qui ont pris la mesure de cette venue  d'un ministre et ont décidé qu'un bon petit coup de pression n'était pas plus mal , en quelque sorte  comme une petite piqure de rappel  pour NDDL,  eh oui, ça pique un peu.

En fait, il faut faire vachement attention en viellissant à ne pas  croire tout savoir , un peu comme nos parents,  du moins les miens et jauger au crible de son  expérience , qui si elle a été intense à un moment de leur vie, ne permet pas pour autant d'étre un supra visionnaire du style:" toi-mon petit gars-quand t'auras fait le larzac plus 6 fois des allées-venues notre dame des landes- tu m'en dira des nouvelles-c'est moi-ki-a-raison-d'abord-tu sais rien-geste déplacé-blablabla"

j'en déduis que,malgès leur passé de résistant du larzac,  l'homme à la pipe et ses fidèles n'étaient donc pas à l'abri de la tète qui grossit et du syndrome du vieux con qui sait tout parce qu'il a vécu et eu des expériences .

Des milliers de personnes sont venus sur le Larzac soutenir cette luttes il y a plus de trente ans, et certains, se sont permis , oui , permis d'y revenir le 18 juillet pour ouvrir leur gueule , n'en déplaise aux gardiens du royaume.

carole

Stupéfiant éditorial dans la lettre de la confédération paysanne du 22 juillet, demande au ministre LeFoll ( juste après qu'il est déguerpi du larzac)

 Dans cette "newsletter", Marie-Noëlle Orain , Secrétaire générale de la conf' s'adresse au ministre reparti il y a 3 jours!
  Alors mème que le ministre est venu le 18 juillet sur le Larzac, et que la confédération prenait position afin que nul cuistre( " geste déplacé" dixit la conf') ne dérange le ministre venu pour signer la prolongation de bail, à savoir surtout pas de manifestants en soutien aux zadistes de  notre dame des landes, qui insisteraient trop pour que l'Etat abandonne  ce projet d'aéroport.

Alors que , lors de la signature, ni José Bové, ni le représentant de L'ACIPA venu à la rescousse en dernière minute n'a parlé de Notre Dame des Landes au ministre de l'agriculture, en tout cas ils s'en sont bien gardé devant les journalistes présents .

Et le 22 sort cette poignante  demande au ministre ! enrobée de compliments, bien sur!



Editorial
Marie-Noëlle Orain
Secrétaire générale
Au-delà du Larzac
En ce matin du 18 juillet, le brouillard a déserté le plateau du Larzac et une foule nombreuse s'est rassemblée dans la nouvelle bergerie de la ferme des Beaumes. Le moment est à la joie et à l'émotion. Le ministre de l'Agriculture s'apprête à signer un avenant pour proroger le bail conclu en 1985 en le portant à 2083. Dans son allocution Chantal Alvergnas (l'une des gérantes de la Société civile des terres du Larzac), évoque « une utopie devenue réalité » et appelle de ses vœux pour que cette lutte ne reste pas isolée.
Oui en ce matin de juillet, le temps est à la fête et à la célébration d'une victoire, et nous ne boudons pas le plaisir de voir un ministre de la République se déplacer sur cette terre du Larzac. C'est un geste courageux, alors que Notre-Dame-des-Landes est dans toutes les têtes et que dans une quinzaine de jours aura lieu un nouveau rassemblement citoyen et festif pour l'abandon définitif du projet.
Monsieur le Ministre, osez souffler à l'oreille du Président et de son Premier ministre : Abandonnez le projet d'aéroport, rendez la terre aux paysans qui sauront, comme sur les terres du Larzac, faire fleurir de nombreux projets d'agriculture paysanne, des projets collectifs, porteurs d'emplois et d'équilibre des territoires ainsi que vous l'avez souligné dans votre discours. 

retour sur ce qui a précédé la manif du 18 juillet sur le Larzac : Ma réponse à laurent reversat envoyée le 17 juillet

A Laurent Réversat, porte-parole de la confédération paysanne aveyron:

Eh oui, de temps en temps le peuple fait des irruptions intempestives sur la scène.... à sa façon certes,  brouillone mais  tétue,

le peuple ne peut étre perpétuellement inexistant,

le peuple, un chien fou dans un jeu de quille de rochers du larzac? un éléphant dans un magasin de porcelaine caussenarde?
le peuple qui ne comprend rien à rien?  le peuple si génant....

justement parlons-en du larzac
 Le Larzac n'est pas notre cible! le larzac, symbole puissant des luttes du peuple, des paysans et symbole de revendications est  le lieu ou faire entendre sa voix est tout naturel , ainsi serait-il plus  naturel de se taire et de se faire invisible parce que c'est le Larzac? chut, un ministre passe....et c'est pas un ange

merci aussi d'essayer de nous entendre,nous tous qui venons demain,

personnellement, je crois que je représente quelque chose ( de déplacé?) contre le monde qui va avec toute cette bienséance politiquement correcte qui nous demande sans cesse de nous taire ou de ne pas parler de cette façon là , ce n'est jamais le bon moment,  attendons demain ou plus tard ,

comme vous dites : Il est curieux que le lieu qui rassemblera demain des gens tous opposés blablabla..."

c'est quand demain? c'est ou les terres péri-urbaines maraichères à saint affrique?   de publiques,  elles sont passées dans les mains privées du BTP!  c'est quand  un enseignement bio digne de ce nom au lycée agricole de saint Affrique sans produits piscine? c'est quoi cette couveuse maraichère dans laquelle a été deversée des déchets de plastique?

ah oui, demain  tous opposés sur le larzac à cette dégueulasse mascarade ?

Mais diable, le ministre chahuté sur le Larzac! C'est grave, docteur?


Carole Joly, porte parole de moi-mème,

je sais c'est pas suffisant.

retour sur ce qui a précédé la manifestation du 18 juillet sur le Larzac,manifestation destinée à interpeler le ministre de l'agriculture LeFoll. Ci-dessous ce message/recommandation (envoyé le 17 juillet) de Laurent Reversat pour la Conf'paysanne


> Bonjour à tous,
>
> Lefoll vient sur le Larzac. Nous, Conf'Aveyron, le rencontrons à cette occasion. Si nous sommes opposés aussi à la politique de ce gouvernement, il nous semble pour le moins déplacé de taper à l'endroit même où une initiative heureuse a lieu, la signature de la prorogation du bail SCTL. Cette manifestation, publique et médiatisée, est à notre sens un outil dont dès demain les opposants à NDDL pourront user. Et la gestion collective des terres un outil pour après-demain, lorsque le projet d'Ayraultport sera abandonné. Évidemment, lorsqu'on se réjouit de cette signature, on est forcément sensible au problème de NDDL. Évidemment la Conf à prévu de faire le parallèle lors de son entrevue avec le ministre, entrevue lors de laquelle elle défendra également sa vision paysanne de l'agriculture, en pleine période de consultation pour l'application de la PAC en France).

> Certains opposants à NDDL ont choisi de manifester lors de cette visite. Il est curieux que le lieu qui rassemblera demain des gens tous opposés aux grands projets inutiles, des gens en lutte à NDDL et ailleurs, en soit la cible.  >
> Pour nous la Conf, qui avons défendu, contre la FDSEA furieuse, l'importance de ce sujet qui touche au foncier et à toutes les initiatives paysannes innovantes, mais aussi le maintien d'un temps de discussion et de réflexion sur l'organisation interprofessionnelle de Roquefort, menacée par les chantres du libéralisme européen et national, il serait pour le moins dommageable et contreproductif que Lefoll soit chahuté dans le sud du département et sur du velours chez les ultra productivistes pro-Ayraultport de la fédé.
>
> Merci d'essayer de nous entendre
>
> Laurent Reversat, Francis Enjalbert
>
Portes-parole
>
Confédération Paysanne Aveyron
>

jeudi 15 août 2013

Les Versaillais du Larzac

Les Versaillais du Larzac

Le 18 juillet, le Larzac recevait le ministre de l'Agriculture venu signer la prolongation
du bail de la Société civile des terres du Larzac (SCTL).
Des militants solidaires de la lutte des paysans de Notre-Dame-des-Landes,
venus de Millau, de Saint-Affrique, de Rodez... et du Larzac,
se sont invités pour interpeller le ministre sur cette question,
au grand dam de paysans du Larzac devenus soudain schizophrènes.

En 1985, quatre ans après l'abandon du projet d'extension du camp militaire, l'Etat rétrocédait aux paysans du Larzac les terres qu'il avait acquises dans cette perspective, par la création d'un office foncier, la SCTL, unique en France : l'Etat reste propriétaire des terres, mais celles-ci sont gérées directement et collectivement par les paysans. Les avantages sont nombreux : pas de propriété privée, donc ni spéculation foncière ni accaparement de terres à des fins non agricoles ; installation de jeunes paysans qui n'ont plus à s'endetter à vie auprès des banques et peuvent, avec l'assurance de baux de carrière jusqu'à leur retraite, se concentrer sans crainte sur leur activité et ainsi innover dans une agriculture paysanne respectueuse de la qualité et de l'environnement ; fermes toutes exploitées, et non utilisées comme des résidences secondaires, etc. Par ce système, le Larzac est aujourd'hui un "pays" peuplé, vivant, actif, novateur, où la population agricole a augmenté de 20 % en trente ans, à l'inverse de ce qui se passe partout ailleurs en France.
Qu'un ministre de l'Agriculture vienne sur le Larzac pour prolonger ce bail, et exprimer ainsi, trente ans après, la reconnaissance de l'Etat pour le travail effectué... très bien. Même si sur le Larzac, nous sommes quelques-uns à nous être interrogés sur ce qui pouvait aussi avoir, en marge, une signification politique : un ministre (Stéphane Le Foll) accueilli par un député européen (José Bové, cogérant de la SCTL), tous deux anciens collègues dans la commission "agriculture" du Parlement européen. De l'extérieur, ne pouvait-on pas aussi voir-là une opération de communication et de double tentative de récupération politique faite sur le dos de tous les habitants du Larzac, donc aussi le nôtre : d'un côté, un gouvernement adoucissant son image d'inflexibilité à Notre-Dame-des-Landes en "soignant" le Larzac ; de l'autre, un député européen en fin de mandat "soignant" son avenir politique en se montrant proche du pouvoir en place ? Peut-être pas. Mais pour dissiper le doute, nous aurions préféré que ce nouveau bail soit signé ailleurs que sur le Larzac. Il existe une préfecture à Rodez, et une sous-préfecture à Millau... Mais personne ne nous a demandé notre avis. Admettons...
Par contre, ce qui nous a paru certain, c'est le message déplorable que le Larzac allait envoyer aux militants de Notre-Dame-des-Landes qui, eux aussi, comme les Larzaciens l'ont fait en leur temps, se battent pour la préservation de leurs terres contre un projet inutile : fin novembre, les Larzaciens affrétaient un bus pour venir les soutenir en nombre ; huit mois plus tard, les mêmes dérouleraient le tapis rouge au ministre d'un gouvernement qui leur a envoyé des régiments entiers de gardes mobiles, déclenchant une véritable guerre dans le bocage nantais. Pour nous, la moindre des choses était, après avoir pris acte de la venue du ministre, d'en profiter pour l'interpeller sur cet point. Simple question de cohérence. Mais là, nos "camarades" et voisins de la SCTL et de la Confédération Paysanne nous ont répondu : « Halte-là, pas de vagues, ne mélangeons pas tout. »
Nous sommes quelques-uns à vivre sur le Larzac depuis de nombreuses années, mais sans être ni paysan (donc non adhérent à la Conf), ni "preneur" à la SCTL. Malgré le fait de nous être bien intégrés et d'avoir démontré à plusieurs reprises que nous pouvions être aussi militants que les "anciens" du Larzac, aucune place ne nous est faite, là où nous vivons et militons, quant à l'expression politique. Politiquement parlant, si nous ne nous plaçons pas en rangs serrés derrière le discours larzacien, c'est-à-dire "bovéen", dominant, nous n'existons pas. C'est ainsi que, par exemple, j'ai personnellement appris la venue du ministre non pas de la bouche de mes "camarades" et voisins... mais dans la presse locale ! Ce que nous avons donc fait le 18 juillet, ce fut tout simplement de nous créer une tribune qui nous est refusée par nos propres "camarades". Des "camarades" qui savent pourtant où nous trouver lorsqu'il s'agit de démonter un MacDo, de grossir les rangs des Faucheurs d'OGM, de participer à des actions de soutien lorsque José Bové est embastillé, d'organiser le "Larzac 2003", etc. Des "camarades" qui affirment pourtant partout que de la lutte du Larzac, « il en est resté une ouverture d'esprit et une vraie qualité d'écoute de l'autre. » (voir le film "Tous au Larzac" de Christian Rouauld). Nous les avons donc pris au mot. Dans les jours précédant la visite du ministre, certains d'entre nous ont fait du porte-à-porte pour aller rencontrer des gérants de la SCTL et des adhérents de la Conf. Ce qu'ils ont reçu en retour de la part de certains (José Bové en tête), fut des insultes et des menaces.
Mais le pire allait survenir le 18 juillet. Après avoir bien pris soin de ne pas entraver l'arrivée du représentant de l'Etat (nous sommes tous très heureux de la prolongation du bail de la SCTL !), nous comptons bloquer son départ pour l'obliger (?) à venir discuter avec nous. Pour cela, il nous faut prendre position sur la seule route praticable, et donc pousser un peu les gendarmes qui veulent nous en empêcher. Et là, énorme surprise ! Les gendarmes ne sont pas seuls. Ils peuvent compter sur le renfort et l'activité énergique de deux de nos "camarades". Le journaliste du Midi Libre, présent, en est lui-même choqué. Le lendemain, il écrira : « Qui l'eût cru ? Qui aurait imaginé voir un jour Pierre Burguière et Léon Maillé [intervenants dans "Tous au Larzac"], figures emblématiques de la lutte du Larzac, pousser aux côtés des gendarmes, face à des manifestants opposés au bétonnage de terres agricoles ? C'est pourtant cette scène inattendue qui s'est déroulée, le 18 juillet, en parallèle à la visite du ministre de Agriculture Stéphane Le Foll. » Et encore, il n'a pas tout vu. Il n'a pas vu Léon, pourtant militant non-violent convaincu (?), saisir violemment à la gorge une de ses voisines et camarade de lutte des années 70, geste qu'aucun gendarme ne s'est permis à notre égard, juste parce qu'elle n'était pas de son avis. Il ne l'a pas vu ouvrir, à la place des gendarmes, la clôture pour permettre aux notables encravatés de fuir en contournant notre barrage. Spectacle pitoyable, au sens propre du terme, d'anciens paysans qui, après s'être levés en 1971 contre l'arrogance des puissants qui voulaient les spolier, sont redevenus des paysans serviles prêt à tout, sans même qu'on leur en donne l'ordre, pour que personne ne vienne déranger "not' bon maître". Chassez le naturel, et il revient au galop.
En 1973, lors du premier grand rassemblement sur le Larzac, Bernard Lambert, fondateur des Paysans Travailleurs (qui allaient par la suite participer à la création de la Confédération Paysanne), avait solennellement déclaré : « Plus jamais les paysans ne seront des Versaillais (1), plus jamais ils ne s'opposeront à ceux qui veulent changer la société. » Ceux qui se prétendent ses héritiers feraient bien de réviser leur propre histoire.

Gilles GESSON
(habitant du Larzac)

(1) Allusion aux soldats de l’armée régulière, d'origine paysanne, organisée en 1871 par Adolphe Thiers au camp de Satory, près de Versailles, pour écraser la Commune de Paris.

mercredi 24 juillet 2013

Plateau Survolté : Repas sous les étoiles vendredi 26 juillet à 14 euros. Nous remplissons la cagnotte en prévision du procès contre RTE .

Repas champêtre sous les étoiles de l’association « Plateau survolté », vendredi 26 juillet 2013.

Cet été, l’association Plateau Survolté remet le couvert, le vendredi 26 juillet. Le repas champêtre aura lieu, sous les lampions, au stade de Saint Victor, à partir de 19 heures. Auparavant une ballade sur le Causse sera proposée à partir de 17h, à La Plaine, les terres où RTE voudrait bien installer son transformateur (présentation de faune-flore-sources-agriculture- lignes THT- transfo). Au menu du repas : salades composées et de terrines maison, puis viendront les grillades, ensuite les fromages et les desserts maison, le tout accompagné de pain pétri et cuit sur la commune, de vins du Causse, du Languedoc, et de bière du Larzac. Des intermèdes musicaux avec le groupe Otant’Oc rythmeront la soirée suivi d’un atelier de danses traditionnelles. Le repas est fixé à 14 euro. Il est gratuit pour les enfants jusqu’à huit ans et demi-tarif de 8 à 12ans.
Pour rappel : Ce projet de transformateurs 400 000V sur 6 hectares de terres agricoles engage l’avenir du Plateau et de ses habitants, mais aussi du sud-Aveyron à travers la concentration de parcs éoliens et de réseaux électriques très haute tension. Le projet sur la commune de Saint Victor et Melvieu nie les habitants de cette zone rurale et touristique où il fait bon vivre et les agriculteurs seraient expropriés ! Ce transformateur permettra de collecter 1600 mégawatts éoliens, afin d’exporter ce trop plein d’électricité vers l’Espagne et ensuite le Maroc. Accroitre les ventes, enrichir les affairistes du marché de l’électricité : Demandez le programme  2016-2020! 
 
Encore confidentiels, voici les petit plus du projet : la ligne 400 000V qui traverse l’Aveyron du nord au sud sera doublée et quelques autres transformateurs de 2 à 3 hectares émergeront au grès des implantations des parcs éoliens. Les réservations, non pas pour les transformateurs mais pour les repas sont à faire aux numéros suivants : 05-65 62 58 64 ou 05-65 62 51 04, de 19 h à 21 h.
Nous vous invitons à nous rejoindre pour ce repas solidaire, les terres agricoles de l’Aveyron doivent être préservées, c’est un constat de simple bon sens : L’avenir d’un pays passe par sa capacité à produire son alimentation et surtout par des circuits de proximité. La traçabilité n’en sera que plus évidente, alors adieu cheval roumain, businessman hollandais et patron combinard ….
Pour l’association Plateau survolté, carole Joly

samedi 20 juillet 2013

Barrage au ministre de l’agriculture libérale sur le plateau du Larzac et soutien indéfectible à la lutte de NDDL. par Armand Jamot

samedi 20 juillet 2013, par armand

Une matinée sur le causse du Larzac
Jeudi 18 juillet 2013 sur le Larzac, aux Baumes c’était la fête à la signature du prolongement de bail pour la SCTL , société civile qui gère les terres du Larzac qui n’ont jamais rejoint l’armée et servent à des agriculteurs et autres. Le ministre de l’agriculture, M Le Foll est venu apres 11h pour signer ce renouvellement anticipé de bail, je crois pour 80 ans.
Très bien !
Des « zozos », des farfelus , comme dirait notre sénateur socialo-libéral local (Alain Fauconnier) , sont venus revendiqué un moment d’écoute pour la ZAD de Ntre Dame des Landes (NDDL).
Vite fait, NDDL, c’est au départ une volonté de faire un méga aéroport, dans une société humaine qui surproduit du CO2, qui a donc un big problème de changement climatique s’amorçant fort. C’est piquer de la terre cultivable et qui plus est des zones humides (écosystèmes très riches : pas en euros, mais en ce qui concerne la vie) pour bétonner, goudronner. Plus crétin ou plus imbu , il n’y a pas !
lire la suite: http://media0.org/spip.php?article54
Qui l’eût cru ? Qui aurait imaginé voir un jour Pierre Burguière et Léon Maillé, figures emblématiques de la lutte du Larzac, pousser aux côtés des gendarmes, face à des manifestants opposés au bétonnage de terres agricoles ? C’est pourtant cette scène inattendue qui s’est jouée, jeudi, en parallèle à la visite du ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll, venu prolonger le bail accordé par l’État à la Société civile des Terres du Larzac (SCTL).

vendredi 19 juillet 2013

Ciel! Le peuple fait une irruption intempestive sur le Larzac!


Eh oui, de temps en temps le peuple fait des irruptions intempestives sur la scène.... à sa façon certes,  brouillone mais  tétue,

le peuple ne peut étre perpétuellement inexistant,

le peuple, un chien fou dans un jeu de quille de rochers du larzac? un éléphant dans un magasin de porcelaine caussenarde?

le peuple qui ne comprend rien à rien?

le peuple si génant....

justement parlons-en du Larzac: Le Larzac, petit royaume précieux à quelques-uns au point de le sacraliser et qu'aucunes voix divergentes, nouvelles, et jeunes aussi,  ne puissent s'élever sans qu'elles soient perçues par les anciens comme "déplacées" ? ( entre autres ce conseil par un ancien du Larzac Pierre Burguier: "ce n'est pas de cette façon qu'il faut s'y prendre, vous n'aviez qu'à demander un rendez-vous au ministre" et un autre ancien, Léon Maillé qui ceinture une jeune fille qui venait de sauter un grillage, afin de l’empêcher de s'approcher des Baumes, hameau ou se trouve le ministre à ce moment-là !) .

 Egalement,  la pression est forte sur ceux qui y vivent et s'obstinent à avoir une parole contestataire , montrés du doigt comme des problèmes, petits chantages menaçants : s'ils participent à la manif, à cause d'eux, le bail ne sera pas renouvelé! .

Mais lors de cette manifestation, le Larzac n'est pas notre cible, ni le renouvellement de bail comme certains  semblent le croire!  Il y a justement un parallèle à faire avec Notre Dame-des-landes comme par exemple sur l'inutilité du projet d'aéroport ,  la défense des terres agricoles, sur la  mobilisation citoyenne massive.

 Le Larzac, symbole puissant des luttes du peuple, des paysans et symbole de contre-pouvoir et de  revendications , il est justement  le lieu où faire entendre sa voix est tout naturel , ainsi serait-il plus  naturel de se taire et de se faire invisible parce que c'est le Larzac? et que chut, un ministre passe....et c'est pas un ange!

Mais diable, le ministre chahuté (guili, guili)  sur le Larzac! C'est grave, docteur?  pour des anciens de la lutte du  Larzac , il semblerait que ce soit le cas et l’opprobre a été jetée sur les participants à la tentative de  blocage du ministre.

Nous étions une soixantaine de citoyens , et une trentaine de gendarmes auront tenté de nous empécher d'investir la voie qui mène  aux Baumes. En chantant, nous avons coupé à travers champs, puis il y aura eu un moment de confrontation, sorte de mêlée façon  rugby, gendarmes et militants de part et d'autres de la banderolle, poussant et repoussant,finalement passage en force,  puis ensuite très vite une cabane de palettes surgies de je ne sais où,  a été montée en barricade  afin de bloquer le ministre à son départ , ceci dans le but de demander l'abandon de l'aéroport à notre dame des landes et la résolution du probléme à l'identique du  Larzac .  Après une paire d'heure, ce fut la sortie de tout ce petit monde d'élus et d'invités à la fameuse signature, qui s’enfuira en voiture à travers la terre caillouteuse du pré d'à-coté sous des chants moqueurs qui parlaient de carters crevés et de ministre bloqué!

 mais le ministre, que nenni! Il prit un petit chemin de traverse, et nous repartîmes en riant.

Voir aussi sur le site de La ZAD:  http://zad.nadir.org/spip.php?article1788